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Politique

18 mois après sa formation, que devient la coalition de la rupture ?

18 mois après sa formation, que devient la coalition de la rupture ?

A la sortie du premier tour des présidentielles du 06 mars 2016, deux candidats sont qualifiés pour le second round. Il s’agit de Lionel Zinsou et de Patrice Talon. Pour passer avec succès le second et dernier tour de ces élections, une forme coalition s’est formée autour du candidat Patrice Talon. Son nom : la coalition de la rupture. Ainsi, le 14 mars 2016, sur les 31 candidats malheureux ayant participé à ce challenge, 30 signent un protocole d’accord pour officialiser leur soutien à Patrice Talon. La coalition de la rupture venait de naitre. Elle a pour mission première d’accompagner le candidat arrivé deuxième au premier tour pour lui assurer la victoire face à Lionel Zinsou. Une fois le pouvoir en main, elle va œuvrer au côté du président Talon pour la réussite de son quinquennat. Talon accède à la magistrature suprême tel que souhaité. Talon prête serment le 06 avril 2016 et manque de combler les attentes de ses soutiens par la formation de son premier gouvernement composé de 21 membres. C’est le début l’effritement de la coalition de la rupture.
Le protocole d’accord bafoué
Pour la formation de la première équipe gouvernementale, le protocole d’accord signé par l’ensemble des soutiens de président Talon a prévu un quota de postes ministériels, diplomatiques et ceux des sociétés d’Etat. Mais très tôt, le nouvel élu met son plus grand allié Sébastien Ajavon au dos. Ceci est causé par les trois postes ministériels à lui accorder. Mécontent, Ajavon prend ses distances et devient pessimiste sur l’avenir du régime nouvellement installé. Dans la foulée, les autres candidats adoptent une position de réserviste espérant qu’ils seront satisfaits au bout d’un an d’exercice du pouvoir. Après 18ans de gouvernance, le désenchantement gagne peu à peu le cœur des membres de ce regroupement politique de circonstance. Trois camps se sont donc formés.
La coalition de la rupture désormais en trois branches différentes
D’abord les mécontents. Dans cette première catégorie on a comme tête de pont, Sébastien Ajavon. Le plus grand des soutiens du candidat Talon au second tour avec ses 23% de voix comme score au premier. Se sentant trahit par le nombre réduit de postes (03) ministériel reçu, le divorce avec son allié sera total avec la découverte des 18 kilogrammes de cocaïne retrouvés des ses conteneurs au port de Cotonou. C’est le début des ennuis judiciaires pour le magnat de la volaille. Cette situation va l’amener a désavoué publiquement ses représentants au gouvernement et a sonné la fin de sa participation aux actions du pouvoir en place. A la suite du patron du patronat, c’est Issa Salifou qui prend à son tour ses distances vis-à-vis du régime. Dans l’opération de libération des espaces publics, le parlementaire n’a pas apprécié le traitement réservé à ses frères musulmans. S’en suivra ses démêlés avec le fic béninois. Issa Salifou affiche son opposition nette lors du vote de recevabilité en étude du projet de loi portant sur la révision de la constitution en avril 2017.
Ensuite, le groupe des enchantés de la coalition. Ce lot contient les fidèles et ouvriers du régime. Il s’agit de : Abdoulaye BIO TCHANE, Pascal Irénée KOUPAKI, Nassirou BAKO ARIFARI, Natondé AKE, Moudjaidou SOUMANOU ISSOUFOU etc. on retrouve parmi eux des ministres, des ambassadeurs, des députés faisant partis du bloc de la majorité présidentielle au parlement. Ils travaillent depuis le 06 avril 2016 à consolider les actions du pouvoir notamment le programme d’action du gouvernement.
Enfin, les centristes. Ces derniers accordent toujours un temps d’observation au régime du nouveau départ. Les uns attendent encore d’être remercier pour le soutien apporté à Patrice lors des dernières présidentielles et les autres préfèrent simplement demeurer dans les bonnes grâces du régime. Du coup, ils se refusent tout commentaire sur les actions du pouvoir et évitent même d’intervenir dans les médias.
A l’analyse de ces différents tableaux, la coalition de la rupture est fragilisée. Le principal soutien de l’actuel chef de l’Etat a pris ses distances certes, mais quelques hommes politiques qui ont porté sa candidature soutiennent aujourd’hui les actions du pouvoir. Dans ces conditions, est-ce que Patrice pourra t-il réussir son quinquennat.

Source :https://www.benintimes.info/politique/18-mois-apres-formation-devient-coalition-de-rupture/

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