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Politique

Affaire filière coton: ne prenons pas parti , mais soyons vigilant et plus exigent.

Affaire filière coton: ne prenons pas parti , mais soyons vigilant et plus exigent.

Ne prenons pas parti , mais soyons vigilant et plus exigent.

Le Conseil des Ministres du mercredi 28 juin dernier a présenté le compte rendu d’une mission d’audit organisationnel, technique et financier de la filière coton au Bénin ( Campagnes 2013-2014, 2014-2015, 2015-2016) et également celui de gestion de la Société Nationale pour la Promotion Agricole (SONAPRA) et de la Centrale d’achats des Intrants Agricoles (CAIA).

Il ressort des conclusions des rapports d’audit présentés ce qui suit:

1- La gestion de la filière coton, par le gouvernement précédent, a engendré sur les trois (3) campagnes 2013-2014, 2014-2015, 2015-2016, une perte estimée à 125 milliards de FCFA.

2- De graves irrégularités ont été relevées dans la gestion de la filière coton au titre desdites campagnes, portant des préjudices importants à l’État.

3- En ce qui concerne particulièrement la Centrale d’achats des Intrants Agricoles (CAIA), la mission n’a pas été en mesure de faire un point exhaustif des réalisations des campagnes 2013-2014 à 2015-2016 en raison d’insuffisances majeures constatées au niveau interne.

Il apparaît, à l’examen de ces situations, que les responsabilités et complicités de ces actes de mauvaises gouvernances sont à rechercher au niveau, d’une part, des membres des commissions mises en place par le gouvernement précédent pour gérer la filière coton et, d’autres part, de la direction générale des Sociétés, SONAPRA, ONS, CAIA, des directions régionales et des personnels de ces sociétés.

Il s’agit, en général, des membres des commissions mises en places par le gouvernement précédent, formant le cadre institutionnel transitoire de la gestion de la filière coton et en particulier, les personnes ci-après :

1- Monsieur Komi KOUTCHE, ancien ministre de l’Économie , des Finances et des programmes de Dénationalisation et son Directeur de cabinet, M. Servais Adjovi.

2- Monsieur Idrissou Bako,ancien Directeur de la SONAPRA, etc..

– Komi KOUTCHE, Idrissou BAKO et consorts accusés mais pas coupables. Alors, pourquoi tant d’agitation et d’autodéfense ?

Qui se justifie s’accuse dit-on.

Qu’est-ce qui pourrait expliquer et justifier la prise d’assaut des médias sociaux, de la presse nationale et internationale par les personnes citées dans ce dossier de malversations financières révélé par cet audit ? Je pense que nous sommes dans un État de droit et à ce titre, nul n’est au dessus de la loi et le seul endroit indiqué pour défendre et laver son honneur en cas d’accusation, c’est encore le palais de justice. Nous devons prendre de la hauteur et éviter de mêler nos émotions et nos ressentiments à des affaires aussi importantes que celles qui révèle la mauvaise gestion de plus 125 milliards de nos FCFA. On ne peut pas continuer à se cacher derrière son opposition à un système en place pour conclure à une chasse aux sorcières ou à un acharnement politique et refuser de répondre de sa gestion à la tête des structures d’État. À mon avis, ils ne sont pas les seuls à s’opposer à Patrice Talon et à sa gouvernance. Mais en même temps, je voudrais leur demander si le rapport ment lorsqu’il les cite comme responsables des instances dirigeantes au moment des faits. Les populations doivent cesser d’être complices et exiger que toute lumière soit faite sur ce dossier. Mieux, ils doivent exiger du gouvernement que les identités des autres complices soit révélés. Si le gouvernement actuel ne le fait pas, celui qui viendrait après lui, le fera. La lutte contre l’impunité doit être notre leitmotiv. On a toujours clamé l’indépendance de notre justice, et la justice de notre pays dans beaucoup de cas a déjà dit le droit. Nous devons donc lui faire confiance et rester serein. Ce rapport d’audit n’est pas exempte de critiques, mais c’est déjà un début. Je pense comme tout le monde que le gouvernement doit avoir le courage de publier les tous les autres rapports d’audit qu’il a commandités. En effet, les Présidents Kérékou et Yayi ont en leur temps commandité des rapports d’audit, sans que les résultats n’aient jamais été publiés. Pourquoi ? Si les choses devraient continuer ainsi, qui payerait l’ardoise ? Tout le monde est prêt à gouverner le Bénin, mais personne n’est prêt à répondre des actes de sa gouvernance. Si ça devrait continuer indéfiniment ainsi, quand irons nous au véritable développement ?

Enfin, je pense qu’à l’étape actuelle des choses, ce rapport d’audit tel que présenté en Conseil des ministres ne peut être opposable aux principaux mis en cause. Il faut attendre qu’ils soient aussi écouter.

La grande question que je me pose aujourd’hui pour finir est de savoir si les nouvelles règles de passation de marché public , notamment le gré à gré instauré par le gouvernement de Talon est de nature à empêcher les détournements et la mauvaise gestion des ressources financières de l’État ?

La vigilance doit être de mise et la veille doit continuer, non pour des individus mais pour notre pays le Bénin.

Comlan Hugues Sossoukpè

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