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Bénin: Les artisans du Centre de promotion de l’artisanat de Cotonou s’inquiètent

Bénin: Les artisans du Centre de promotion de l’artisanat de Cotonou s’inquiètent

De nos jours, force est de constater que les Béninois s’intéressent de moins en moins à l’Artisanat. Ce lundi 13 Août 2018 au Centre de Promotion de l’Artisanat (CPA) à Cotonou, Les artisans se plaignent des difficultés liées à ce secteur d’activité.

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 « Les Béninois ont tendance à accorder moins d’importance aux produits artisanaux locaux », affirme Marcel Folly, vendeur des objets d’arts et des habits artisanaux au Centre de Promotion de l’Artisanat (CPA) de Cotonou. Les artisans se plaignent de la mévente généralisée de leurs objets ce lundi 13 Août 2018 à Cotonou précisément au Centre de promotion de l’Artisanat. Contrairement aux temps anciens, cet endroit présente une atmosphère peu remuante. En ce jour aux environs de 12 heures, on n’a pas l’impression d’être dans un centre commercial. Avec de beaux étalages installés de part et d’autres, de beaux objets d’arts, certains en bronze, d’autres en bois, de beaux habits artisanaux faits à base de fils, tout répondait à attirer le regard des clients. Néanmoins la maison réservée aux œuvres d’arts, présente une affluence qui laisse planer un doute. Les vendeurs sont assis chacun devant leurs étalages avec de belles réalisations. Toutefois la beauté de leurs produits est le fruit d’un travail de base jusqu’à sa conception, a confié Bertin Loudounon, tisserand dans l’un des stands du centre. Agé de 48 ans et père de famille, il exerce ce métier depuis 24 ans. Il précise qu’il l’a hérité de ses grands-parents, ce qui fait qu’il en a une passion particulière. Selon l’artiste, le réel problème auquel ils sont confrontés de nos jours, rend la tâche un peu pénible. « Nous rencontrons un véritable problème de fil et un manque de ressources financières », renchérit-il. Bertin estime que l’absence de fil de qualité capable de réaliser des œuvres qualitatives, fait qu’ils sont obligés d’utiliser des fils importés de la Chine de qualité moins bonne. En effet, la confection de ces habits artisanaux est le résultat d’un long processus. C’est un canal qui quitte le tisserand et qui aboutit au marchand, tout en passant par les tailleurs. Chacun a son rôle à jouer.

Les touristes ne viennent plus.

Si la confection des objets d’arts regorge de beaucoup de difficultés, la commercialisation n’en est pas moins. Marcel Folly, père de 3 enfants, est dans ce secteur de vente au CPA depuis 18 ans. Selon lui, le Bénin assiste à une mévente totale dans le secteur artisanal. Il poursuit en disant que ce marasme est dû à l’absence des touristes. « Les touristes ne viennent plus comme avant, depuis que certaines maladies comme ‘’Ebola’’ font rage en Afrique, ce qui agit sur le marché. », se plaint Marcel Folly. Selon le commerçant, les ‘‘Blancs’’ apprécient mieux la valeur de ces objets que les Béninois eux-mêmes. Ainsi, le désintéressement des natifs n’est-il pas dû à la cherté des produits? «Du tout pas», répond Folly d’un air désemparé. Selon ses propos, les produits sont conçus d’une manière à permettre au plus pauvre des béninois d’en tirer profit. « Chaque qualité de tissu confectionné avec son prix. Pendant que certains sont faits en nylon, d’autres sont conçus en coton. Ce qui fait que l’acheteur, quelques soit son rang social trouvera pour lui », a expliqué M. Folly.

Le gouvernement à la rescousse.

 Selon Marcel, il n’existe pas de problème sans solution. Il affirme que le peu de Béninois qui viennent les rendre visite, sont ceux qui l’ont hérité de leurs parents dès le bas âge ou ceux qui résident à l’extérieur et qui reviennent de temps à autre au pays. Pourtant, il faut consommer local afin de participer d’une part au développement du pays, dit-on. C’est justement pour cette raison que l’amoureux de la culture, invite l’Etat béninois à multiplier les sensibilisations de part et d’autres à l’intérieur du pays, afin d’amener les Béninois à mieux comprendre la valeur et l’importance qu’ont les produits culturels locaux. Il invite donc le ministre de la culture à insérer, dans le programme d’éducation scolaire, la culture comme matière principale. Ceci permettrait selon lui, aux enfants dès leur bas âge, d’avoir un cœur pour la culture de leur pays. Et pour conclure dit-il, « l’art n’a pas de prix».

 

Marcel Fandji

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