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Economie & Finance / Société & Santé

FILIÈRE VÉHICULE D’OCCASION : LE GOUVERNEMENT DANS UNE REDYNAMISATION DE LA FILIÈRE

LE GOUVERNEMENT DANS UNE REDYNAMISATION DE LA FILIÈRE

Le Bénin, compte tenu du faible pouvoir d’achat des consommateurs et du développement du secteur tertiaire, notamment le transport, s’est engagé depuis une trentaine d’années dans le commerce des véhicules d’occasion que nous appelons  » venus de France ».

A l’origine, ce commerce a débuté vers la fin des années 80,plus précisément durant les vacances académiques 1988- 1989. Au cours de celles-ci, les étudiants Béninois venus de la France avaient rapporté des véhicules qu’ils étaient mis en devoir de revendre avant leur départ. Cette opération s’étant révélée rentable, ces étudiants avaient décidé de continuer à s’adonner à ce commerce de véhicules d’occasion.

De fait, la croissance naturelle du trafic combinée au non-renouvellement du parc des véhicules neufs hors de portée en raison de leur prix de vente élevé, à ouvert un marché de vente de véhicules d’occasion. Et ceci a attisé l’intérêt d’un nombre de plus en plus croissant d’importateurs individuels.

Le commerce des véhicules usagés a connu depuis lors un essor considérable dans notre pays, dû principalement à l’importance du transport considéré comme l’un des facteurs essentiels du développement et le fondement de l’éveil économique national et à la position charnière de notre pays.

Ces dernières années, cette filière est frappée par une crise sans précédent qui hypothèque sa croissance, voire même sa survie. Ainsi, nous sommes passés de 400.000 véhicules à 100.000 en 2016.

Alors, pour empêcher la mort de de cette filière, il est important de prendre des mesures hardies afin de lui donner un nouveau souffle de vie. Ainsi, à travers les arrêtés N°024/MIT-MEF/DC/SGM/PAC/DGDDI/SA du 24 mai 2017 portant création d’un comité de suivi de la filière des véhicules d’occasion en République du Bénin et N°028/MIT-MEF/DC/SGM/PAC/DGDDI/SA du 10 Juillet 2017 portant fixation du barème des tarifs, taxes et redevances des prestations d’enlèvement des véhicules d’occasion en transit au Port de Cotonou et aux frontières terrestres, le coût d’enlèvement d’un véhicule d’occasion est passé :
– Au niveau du Port de Cotonou, de 399.920 FCFA à 305.000 FCFA pour les véhicules légers et 309.000 FCFA pour les véhicules lourds;
– Au niveau de nos frontières, de 265.420 FCFA à 211.356 FCFA.

Il faut noter que pour parvenir à cette solution, de commun accord avec les acteurs de cette filière, beaucoup de sacrifices ont été consentis par le gouvernement. Ce qui a permis le retrait pur et simple de certaines rubriques du barème et d’autres ont subi des abattements substantiels.

Toutes ces mesures montrent que les doléances des acteurs portuaires ont été entendues par le gouvernement qui s’est engagé dans la relance du secteur.
Aujourd’hui, nous sommes heureux que les 1500F/véhicule qui étaient perçus par le comité de suivi d’alors et qui servaient à alimenter les marches de soutien et consorts sont supprimés.

Maintenant que le gouvernement a joué sa partition, il revient aux acteurs portuaires, que nous avons vu souriant depuis la sortie de ces arrêtés, de jouer aussi la leur afin de faire de rendre notre port incontournable dans la sous région comme au début.

Auteur: Florentin DOSSOU

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