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La force du G5 Sahel pourra-t-elle tenir dans le temps face au manque d’argent ?

La force du G5 Sahel pourra-t-elle tenir dans le temps face au manque d’argent ?

La lutte contre le terrorisme et l’insécurité dans la zone du sahel revêt un caractère très important pour les pays de la région. L’annonce de la mise sur pied du G5 sahel apparaissait comme un début de soulagement des peuples des environs. Environ trois ans après, la force a toujours des problèmes pour véritablement éclore.

Le principal souci du G5S est, et continu d’être le financement nécessaire pour le rendre opérationnel. 400 millions d’euros, c’est le pactole qu’il faut pour un déploiement effectif des hommes sur le terrain. Même si les pays membres du groupement s’engagent tous à donner 50 millions et que l’union européenne elle veut donner aussi 50 millions, il reste toujours où trouver les 300 autres millions restants quant on s’est que les Etats Unis et la grande Bretagne n’ont toujours pas adhéré à l’idée de faire financer la force par l’ONU.

De plus, les Etats Unis ont décidé de réduire leur budget relatif aux opérations de maintien de la paix dans le monde.

Pour être efficace, il lui faut de l’argent, et le risque d’inefficacité et le manque des moyens minimiseront forcément l’impact de la force jointe conjointe du G5 Sahel, cette force destinée à coordonner avec Barkhane la lutte contre le terrorisme et même à remplacer les Français dans l’avenir.

Washington et Londres, qui auraient tant à se faire pardonner par rapport à la déstabilisation de la Libye, demeurent curieusement deux capitales totalement indifférentes, lorsque l’on parle du financement de la force conjointe du G5 Sahel.

On se souvient quand même que ces deux pays avaient participé de quelque manière que ce soit, à l’assaut Sarkoziste contre la Libye. Même si la France s’évertue aujourd’hui tant bien que mal  à essayer de colmater les brèches, il faut reconnaitre que cette attaque fut  le déclencheur d’une éclosion terroriste jamais vue dans la région.

Il est donc normal et même un devoir pour les occidentaux, principaux artisans de cette situation au Sahel, de venir en aide à ces cinq nations qui sont des victimes et nullement les responsables de ce qu’elles subissent.

Cependant, l’hésitation de ces deux puissances à participer au financement de la force du sahel pourrait être compréhensive ; lorsqu’à peine né, le G5S doit faire face aux divergences des dirigeants qui l’on mit en place, il est plus qu’évident que cela ne puisse rassurer d’éventuel donateur d’y mettre de l’argent.

Le Tchad menace de retirer ses troupes des pays ils sont déjà, l’Algérie, non membre mais qui d’une puissance de feu redoutable, qui refuse catégoriquement de participer au G5S.

Le G5 Sahel

Un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale en matière de politiques de développement et de sécurité, Le G5 Sahel ou « G5S » est créé lors d’un sommet du 15 au 17 février 2014 par cinq États du Sahel : Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad.

Il s’est doté d’une convention signée le 19 décembre 2014 et le siège de son secrétariat permanent est en Mauritanie. Le poste de secrétaire permanent est confié au Niger.

Il se réunit à différents niveaux dont, pour le volet militaire, au niveau des chefs d’État-major des armées.

Ce cadre de coopération présente la particularité, au regard d’autres organisations, de lier étroitement développement économique et sécurité, les États étant « (…) persuadés de l’interdépendance des défis de la sécurité et du développement (…) » ; d’impliquer des États du Sahel directement menacés par les différentes organisations djihadistes de la région (AQMI, MUJAO – Al Mourabitoune, Boko Haram).

Le G5 Sahel rencontre effectivement des problèmes pour financer sa force. Les pays de la région figurent parmi les plus pauvres du monde. Cette force pourrait apporter la paix et la sécurité dans cette partie de l’Afrique empois à des violences et des trafics de tout genre.

Le 2 juillet 2017, le sommet du G5 du Sahel s’est tenu à Bamako, au Mali, et a marqué le lancement officiel de la force militaire conjointe transfrontalière la FC-G5S composée de cinq bataillons de 750 hommes, soit un bataillon par pays.

Les dirigeants du G5 Sahel espèrent alors que cette force puisse être portée progressivement à 10 000 hommes. Son objectif principal est la lutte contre les groupes djihadistes, mais elle est également chargée d’intervenir contre le trafic de drogue, d’armes et de migrants28. Placée sous le commandement du général malien Didier Dacko, cette force dispose d’un droit de poursuite de part et d’autre des frontières28.

Le Liptako-Gourma, dite aussi la « zone des trois frontières », à la croisée des territoires malien, nigérien et burkinabé, est considérée comme la zone prioritaire.

Source :https://beninwebtv.com/2017/09/force-g5-sahel-pourra-t-tenir-temps-face-manque-dargent/

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