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Société & Santé

LA TRAHISON D’UNE FEMME 1

LA TRAHISON D’UNE FEMME 1

Par Arielle Haeven

Arielle, j’ai remarqué que tu ne parles que de l’infidélité des hommes, comme si les femmes étaient exemptes de toute reproche en la matière. J’ai décidé de te raconter mon témoignage pour que tu saches que dehors, des femmes aussi font souffrir les hommes.

#Arielle , je n’étais encore qu’un ouvrier quand je commençai à sortir avec Vanessa. Elle était étudiante et moi, j’avais fini mes années d’apprentissage et fidélisais mes premiers clients. Je vivais dans la maison familiale et j’avais quelques charges, étant le seul garçon de la famille, pour épauler mes parents. Dès les premières semaines de nos rencontres, elle me présenta quelques factures, des besoins à solutionner. J’estimais qu’il était de mon devoir de l’aider, parce que j’étais son homme. Mais à mesure que le temps passait, elle me présentait un budget hebdomadaire qui n’avait rien de comparable à mes réalités quotidiennes. Pour peu, elle me disait ainsi de me débrouiller pour la satisfaire. J’avais également étudié avant d’abandonner mes études pour une formation plus professionnelle, donc j’aurais encore compris si ses besoins étaient fondés sur ses études et son avenir. Mais c’était pour des mèches par ci, des sorties par là. Je lui fis comprendre que je ne pouvais continuer d’évoluer à ce rythme, n’ayant pas reçu cette éducation ni n’ayant la culture du gaspillage alors que l’essentiel était délaissé. Dès ce moment, elle prit moins mes coups de fil, raréfia ses visites. Je voudrais notifier que jusque là, nous n’avions aucun rapport sexuel. Pour la plupart des hommes, investir en une femme qu’ils n’ont pas encore touché relève de la pure bêtise, mais je croyais en une jeunesse meilleure. Je voulais donc bien faire les choses et ne pas me précipiter. Je me sentis con quand elle disparut mais mon ego supporta son absence. Je n’eus plus de ses nouvelles pendant un an.

Entre temps, ayant quand même été déçu par cette mentalité que je trouvais quand même un peu matérialiste et voulant me construire un avenir financier solide avant de me lancer dans des désillusions de pigeon déplumé, je choisis sortir avec des femmes indépendantes financièrement, mais également mûres, d’un certain âge, environ 5-10 ans plus que moi. Elles sont nettement plus attentionnées que les étudiantes, elles ne vous prennent pas la tête pour le moindre incident et surtout, elles vous acceptent tel que vous êtes, parce qu’ayant vécu beaucoup d’expériences et compris que l’homme parfait n’existait pas. J’étais donc avec Zéinah. Une femme douce qui ne venait jamais à l’improviste, qui acceptait manger de la pâte quand je n’avais que 1.000 F ou de la pizza quand j’étais plus riche. Entre temps, j’avais gagné des marchés, aménagé un coin dans la maison de mon père et acheté le dernier cri des appareils électroménagers. Zéinah était respectueuse et aimée par les miens. Mais quelque part, en moi, je ne me sentais pas comblé par son attitude quasi prévisible, voire monotone. Il lui manquait ce petit grain de folie qu’ont les jeunes femmes qui vous casse les pieds et vous fait réfléchir. J’en étais à me laisser tantôt ronger par ce manque, tantôt me résigner quand Vanessa refit surface.

En un rien de temps, elle me reconquit, comme si jamais elle n’était partie. Très vite, je fis encadrer sa photo dans ma chambre et quand Zéinah venait, elle se sentait insultée par cette présence qui la narguait. A plusieurs reprises, elle me demanda d’enlever la photo, mais je m’y opposai, lui disant que c’était la photo de ma future femme, qu’il n’a jamais été question d’une relation poussée ou menant au mariage entre elle et moi. Un soir, Zéinah éclata en colère en m’entendant répéter cette phrase une énième fois. En sortant de ma chambre pour la toute dernière fois, elle me dit « Sem, est-ce moi que tu traites comme une moins-que-rien à cause de cette femme? Un jour, elle te montrera son vrai visage derrière ce faux sourire et tu n’auras même plus tes yeux pour pleurer. ». Je n’aurais pas forcément aimé que nous nous quittions ainsi mais nous devions finir par nous séparer. Je tenais à Vanessa et je lui avais fait comprendre que j’arrangerais les choses avec Zéinah pour lui restituer sa place. Vanessa fût désormais plus que rassurée quand elle réalisa que Zéinah n’était plus dans les parages. Elle venait passer quelques week-ends chez moi et retournait chez ses parents en début de semaine. Je prévoyais quitter le Bénin pour l’Europe et je prévoyais également la doter avant mon départ. La fin d’année arriva, l’une des meilleures fins d’années de ma vie. Du moins, je le pensais. Dans l’euphorie des fêtes, je fis l’amour avec Vanessa sans me protéger. Le 25 Décembre et le 31 Décembre. Quelques temps plus tard, elle m’annonça qu’elle était enceinte. Quelle joie! Je ne pouvais avoir meilleur cadeau pour démarrer une nouvelle année ! Mes parents étaient fous de joie, surtout ma mère qui me réclamait des petits fils. J’avais 28 ans et j’allais être père pour la première fois. J’avais peur mais je me sentais fier d’emmener une existence à la vie et d’en être responsable. Je voulus régulariser notre relation auprès de sa famille par la petite dote mais il me fut conseillé d’attendre l’accouchement pour ne pas attirer l’attention des aigris qui en fouillant, découvriront que ma future femme est enceinte et s’en prendront au bébé. Nous allions aux visites pré-natales ensemble et bientôt, la première échographie. C’était un Vendredi. Jamais je ne l’oublierai, Arielle. Ce jour-là, mon ciel s’était assombri. A jamais.

Nous avions quitté l’hôpital et pendant que j’avais les clichés de l’échographie dans ma poche, ma meilleure amie, une grande sœur dirais-je, me fit savoir qu’elle mangeait quelque part et demanda à ce que je la rejoigne. Je raccompagnai Vanessa à la maison et je ressortis aussitôt. J’avais une faim de loup et pendant que mon repas était attendu, je piochais dans le plat de mon aînée. A tout hasard, par curiosité, elle demanda à voir les clichés de l’échographie et je les lui montrai, tout fier comme s’il s’agissait d’un tableau de Michel-Ange. Après tout, mon enfant n’était-il pas dessiné par le meilleur dessinateur du Ciel, Dieu? Ma meilleure aime Solange me demanda quand l’enfant fut conçu. Je lui dis que ce devait être entre le 25 Décembre et le 31 Décembre puisque lorsque la nouvelle année commença , nous reprîmes avec les préservatifs jusqu’à l’annonce de la grossesse. Je n’oublierai jamais son regard. Elle me fixa dans les yeux et me dit « Cet enfant n’est pas de toi. Je fais les calculs et ça ne tombe pas. Rentre et pose les bonnes questions à ta femme. ». Arielle, je crus que la terre me tombait sur la tête. Je ne sus plus ce que nous avons convenu, je ne sus plus comment je rentrai. Tout ce que je sais, est que cette femme était expérimentée et n’aurait jamais pris le risque d’être aussi formelle et categorique si elle n’avait pas été convaincue par ce qu’elle disait. Dans la chambre, allongée sur mon lit, dormait une Vanessa au visage angélique et souriant. J’étais partagé entre le désir de la secouer comme un prunier ou de la laisser se réveiller en son temps. Je la laissai dormir pour calmer ma colère.

Au réveil de Vanessa, je l’entraînai dans un coin de la maison, loin des oreilles indiscrètes de ma famille. Je questionnair de but en blanc  » L’enfant que tu portes est-il véritablement de moi? ». Un instant, je vis une brève, un très brève lueur de panique dans ses yeux, avant que la colère ne prenne le dessus « Comment oses-tu? Comment oses-tu me poser cette question après tout ce temps que tu me connais? Me traiterais-tu de femme aux moeurs légères ? Comment? Je suis choquée ! ». Elle fut coupée dans son élan par mon  » Je ne te poserai pas la question une troisième fois sans faire intervenir ma famille. L’idéal est que tu sois franche maintenant et qu’on en finisse. ». Vanessa dût comprendre que quelque chose qui lui échappait m’était parvenu. En regardant furtivement autour d’elle, elle s’agenouilla pour me demander pardon en murmurant « Attends, pardon, n’appelle personne. Je vais te dire la vérité. Je vais te dire la vérité. Cet enfant n’est pas de toi. ». A ces mots, quelque chose se déchira en moi, et je pliai sous le poids de la douleur. Cette vérité que je voulais si tant ne me rendait pas heureux. Pourtant, je continuai d’une voix menaçante  » Je t’écoute. Et ne t’avise surtout pas de me mentir. Je sais déjà tout. ». D’un regard suppliant, se tordant les mains, elle chuchota « Je suis enceinte d’un étudiant de ma classe. Il a refusé d’assumer la grossesse. Comme tu as plus de moyens et que tu ferais un meilleur père, j’ai décidé d’en faire de toi le père. »

TO BE CONTINUED (Demain)

Source :https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=2001842240096561&id=1662958183984970

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