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Société & Santé / Sport & Culture

Le Bénin à la recherche d’une danse identitaire

Le Bénin à la recherche d’une danse identitaire

C’est incroyable mais vrai. Le Bénin jusqu’à ce jour n’a pas une danse identitaire pour véritablement l’identifier dans la sphère des grandes Nations culturelles. Comme exemple de danse identitaire au Togo, nous avons le Cool catché, au Ghana le Azonto, en Côte d’Ivoire le Coupé-Décalé. Mais avec le potentiel dont dispose le pays, on se doit de se poser une question.

Qu’est-ce qui justifie cet état de chose ? En Afrique de l’Ouest, le Bénin fait partie des pays dotés d’une variété de danses. On peut citer le Oshumaré, le Ogbon, le Guèlèdè et bien d’autres. Dans le registre des danses modernes d’inspiration traditionnelle, nous avons le Tchink système, le Soyoyo, le Noudjihou et le Gogohoun. Mais toutes ces valeurs ont fait long feu. Le Tchingoumè, dès sa naissance, avait du plomb dans l’aile. Aucun artiste ne voudrait accompagner cette création. Pareil pour le Soyoyo et le Noudjihou. Le Gogohoun, par contre, a été un peu promu. Mais, pendant combien de temps ? Aujourd’hui, le Gogohoun est en chute libre. Le vrai problème de cette situation est bien connu de tous les acteurs. C’est juste une question de jalousie et de haine. L’autre a créé une danse, je dois aussi créer la mienne. Cette maladresse a conduit le Bénin à son état actuel. Martial est un ancien chorégraphe. Selon lui, tant que les artistes ne vont pas travailler ensemble, rien ne marchera. Il pense même que les politiques doivent y avoir un regard pour faire émerger une danse au Bénin. Zéphirin est le danseur d’un artiste béninois. Pour lui, tout dépend de la qualité de la musique. Lorsque le son est bien fait, la danse vient tout naturellement, explique le jeune homme. Il invite cependant les artistes béninois à produire de bonnes œuvres. Valérie est une passionnée de la danse contemporaine. Selon elle, tout doit partir d’une volonté politique. On n’encourage pas en réalité les danseurs ; ce qui les empêche de fournir de l’effort, ajoute-elle. Outre ces motifs, il faut faire remarquer que le Bénin ne dispose pas jusqu’à présent d’une école de danse. Certains amoureux de danse se retrouvent en association pour apprendre à danser juste pour garder la forme. Les groupes les plus en vue sont ceux des danses latines tels que la Salsa, le Kizomba, les groupes de Batchata. Les danses nationales ne sont pas promues. Et aussi dans les écoles, on n’initie plus la jeune génération à la danse, plus de compétition inter-collèges. Cette situation explique aisément le problème dans sa profondeur. Car, la danse est un vecteur de développement. Même si au Bénin elle ne nourrit pas encore son homme, sous d’autres cieux c’est effectif. Il revient alors aux autorités en charge de la culture de faire leur travail afin de faire émerger une danse au Bénin.

Source :http://www.actubenin.com/?Le-Benin-a-la-recherche-d-une-danse-identitaire

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