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BuzzInterview / Société & Santé

Pertubation de Soleil FM au Bénin: DONKLAM ABALO FAIT LE POINT ET PARLE DES DÉMARCHES

Pertubation de Soleil FM au Bénin: DONKLAM ABALO FAIT LE POINT ET PARLE DES DÉMARCHES

Dans le souci d’en savoir davantage sur le brouillage de l’émetteur de la chaîne de radio Soleil Fm, votre journal s’est rapproché de son directeur, Donklam Abalo. Ce dernier a expliqué à La Nouvelle Tribune la genèse de ces désagréments, les démarches entreprises jusqu’ici, ainsi que les attentes de la chaîne vis-à-vis de la HAAC.

LNT : QUE PEUT-ON SAVOIR AUJOURD’HUI DES PERTURBATIONS CONSTATÉES SUR VOTRE FRÉQUENCE ?

DA : Depuis quelques jours ou plus précisément depuis une semaine environ, nous nous sommes rendu compte que notre fréquence est utilisée par une radio non localisée. Nous ne savons depuis quelle localité cette radio émet. Mais ce que nous avons constaté c’est qu’à des heures précises et sur des émissions précises, cette radio s’empare de notre fréquence la 106 Fm, diffuse de la musique de façon continue. Ce qui a attiré notre attention, c’est que cette musique qui est diffusée, s’arrête à la fin de ces émissions en question. Donc ça a attiré notre attention. Nous avons trouvé cela totalement bizarre. On a vu que la même scène se répète sur les mêmes émissions ciblées. A partir de cet instant, nous nous sommes dit que ce n’est pas anodin. Nous avons pensé que c’était du Nigéria que ça venait. C’était notre première hypothèse, le Nigéria. Mais nous nous sommes rendu compte que nous sommes reçus totalement à Porto-Novo donc l’Ouémé-Plateau et environs, à Calavi, Godomey et environs et que nous ne sommes pas du tout reçus dans Cotonou. Alors l’hypothèse du Nigéria tombe parce que nous pensons que si nous étions brouillés par une chaîne qui venait du Nigéria, nous serions brouillés partout où nous sommes reçus. Nous sommes reçus dans certaines zones et même dans l’Ouémé et le Plateau. La conclusion que nous tirons à l’étape actuelle, c’est que l’émetteur qui s’est installé, diffuse ces musiques à partir de Cotonou sauf si les autorités compétentes en la matière, venaient à nous prouver le contraire.

AVEZ-VOUS CONNU DES ATTAQUES DU GENRE AUPARAVANT ?

Nous avions déjà été victimes de deux attaques, mais au niveau du site internet de notre radio. Le webmaster a pris des dispositions pour sécuriser le site. Donc cela est arrivé deux fois, nous n’en avons pas parlé. Mais ce qu’il y a ici, c’est que notre fréquence que l’Etat nous a attribuée, nous louons cette fréquence. A partir du moment où une radio émet de la musique à partir de notre fréquence, cela doit nous interpeller. Ça nous interpelle encore plus parce que pour le moment, ce n’est que de la musique qui est diffusée. Donc si nous ne contrôlons pas ce qui est diffusé sur nos fréquences à ces heures-là, c’est que nous ne sommes pas responsables de ce qui est diffusé sur nos fréquences. Donc à partir de ce moment là, nous sommes obligés d’alerter l’opinion publique pour qu’elle constate avec nous ce qui se passe, et fort heureusement nous avons eu des appels, des messages et même une pige qui a enregistré tout ce qui se passe et qu’on peut mettre à la disposition de qui voudrait l’écouter.

AVEZ-VOUS MENÉ DES DÉMARCHES DEPUIS LE DÉBUT DE CETTE AFFAIRE ?

Quand nous avons observé la situation en deux trois jours, la démarche c’est de crier auprès de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, HAAC, qui est sensée nous protéger. J’ai saisi le président de la HAAC en lui demandant de nous aider à identifier cette radio, parce que jusque là, la musique est diffusée sans identifiant, nous ne connaissons pas qui le fait. Nous avons la faiblesse de penser que la HAAC a les moyens techniques nécessaires pour repérer toute diffusion de signal. A la date où je vous parle, je n’ai pas reçu de réponse à mon courrier, je n’ai pas encore reçu une délégation de la HAAC, ni même un coup de fil venant de la HAAC. Peut-être que les dispositions sont en train d’être prises je ne le sais pas. Après la saisine de la HAAC, j’ai dû poursuivre des émissions, passer des communiqués dans les langues dans lesquelles nos diffusons pour expliquer à nos auditeurs quelle était la situation. C’est ce que nous faisons en attendant de retrouver le contrôle de notre fréquence.

PAR MÉDIA INTERPOSÉ, LA HAAC VOUS RÉPOND EN VOUS ACCUSANT DE FAIRE DANS L’EXAGÉRATION, QU’EN DITES-VOUS ?

Je n’ai pas écouté le président de la HAAC, et si je ne l’ai pas écouté, c’est que je n’ai pas à répondre. J’ai appris qu’il est allé sur une radio, donner des explications. Ce que j’ai appris, c’est qu’il a pris l’engagement de régler très rapidement cette situation. Mais si nous sommes dans l’exagération, je ne sais pas. Ce qui est sûr c’est que c’est nous qui sommes victimes. Lorsque nous rappelons des antécédents que notre radio a subis, nous sommes obligés de prendre cela au sérieux. Et notre problème est suffisamment sérieux pour qu’on ne se taise pas. Je n’ai pas de problème par rapport à cela. Je ne peux pas le conclure, ce qui me préoccupe éminemment, c’est qu’on nous dise qui fait ça, pour moi c’est important. Je ne veux pas accuser quelqu’un, à la date d’aujourd’hui, nous ne disposons pas d’éléments pour accuser qui que ce soit. Nous disons simplement que puisque les fréquences appartiennent à l’Etat béninois et que nous les avions louées, et l’utilisation d’une certaine fréquence relève d’une certaine sécurité et de la paix, nous demandons simplement que les autorités en charge de la gestion puisse nous protéger, arrête qui fait ça et en punissant la personne puisque les lois de la république demandent qu’on punisse des gens qui piratent une fréquence et diffusent des programmes autres que les destinataires de la chaine, c’est tout ce que nous demandons. N’étant pas les autorités du pays, nous leur demandons simplement avec la plus grande célérité, de régler rapidement ce problème. Ce qui s’est passé il y a de cela un an, nous avons essayé de régler ce qu’on nous reproche. Nous avons fait l’essentiel pour nous retrouver dans ce que la HAAC voulait qu’on fasse.

EST-CE QUE DES ORGANISATIONS CORPORATISTES, CNPA, UPMB, LES DIFFÉRENTS MÉDIAS, CERTAINEMENT DÉJÀ AU COURANT, VOUS ONT APPELÉS OU PROMIS DES ACTIONS À MENER EN GUISE DE SOUTIEN ?

Oui je tiens à remercier des confrères, puisque beaucoup de confrères se sont inquiétés. Et ça, c’est de bonne guerre. C’est Soleil Fm aujourd’hui, personne ne sait à qui le tour demain. Si on a pu le faire à nous, c’est qu’on peut le faire à d’autres. Donc beaucoup de confrères m’ont appelé, ont pris des nouvelles et ont promis de nous aider à relayer cette information. A mon niveau, j’ai saisi le président de l’UPMB, je lui envoyé un courrier pour lui faire part de la situation. Il m’a appelé, il m’a prodigué des conseils.

ET SI LA HAAC RESTAIT PENDANT DEUX, TROIS OU QUATRE SEMAINES SANS RÉACTION, Y AURAIT-IL UNE AUTRE ISSUE ?

Je ne pense pas que la HAAC puisse faire un mois sans réaction. J’attends de voir si la HAAC le fera, mais je ne suis pas sûr qu’elle le fasse. Dans tous les cas, nous n’avons pas les moyens techniques pour répérer la provenance de cette perturbation, mais si avec le temps nous ne voyons pas de réaction de la Haac, nous allons tirer la conclusion que la HAAC a démissionné de sa mission et en ce moment…

EST-CE QUE VOUS N’AVEZ PAS JUGÉ UTILE DE FAIRE AUSSI UNE CORRESPONDANCE AU MINISTÈRE DE LA COMMUNICATION QUI EST LE MINISTÈRE DE TUTELLE DE LA HAAC, À TITRE INFORMATIF ?

La Ministre de la communication a fait une démarche. Elle nous a appelés pour nous demander de mettre à sa disposition le communiqué que nous diffusons sur la situation. Donc, ce ministère s’est rendu disponible. Mais nous pensons que la convention que nous avons signée, nous l’avons signée avec la HAAC. C’est elle qui est chargée de réguler les médias, de réguler les fréquences. Alors que le ministère de la communication se charge des fréquences institutionnelles. Donc il faut faire la part des choses. S’il y a une institution qui peut nous aider à régler ce problème, c’est d’abord la HAAC. Maintenant, si cela dépasse la HAAC, étant donné que c’est aussi une infraction pénale, nous irons, le cas échéant, à la police et ailleurs. Nous allons suivre toutes les procédures. Mais pour le moment pour nous, c’est de retrouver l’usage exclusif de notre fréquence. Que ceux qui se sont rendus responsables de ce désagrément, soient identifiés et punis.

UN MESSAGE À L’ENDROIT DES AUDITEURS ET AUTRES …

Le message que je voudrais faire passer c’est surtout à l’endroit de ceux qui ont été sensibles à ce qui nous arrive par rapport à leur disponibilité et par rapport à leurs inquiétudes. Un merci également à tous les confrères qui nous ont appelés et qui nous ont soutenus. Tous les auditeurs qui se sont inquiétés et surtout qui pensent que nous devons travailler pour préserver les acquis démocratiques, la liberté d’expression surtout. Qu’on comprenne que la différence de l’autre nous enrichit. Nous allons nous battre pour que ceux qui n’ont pas les mêmes points de vue que nous puissent s’exprimer. Je prône la liberté d’expression, la liberté de presse, c’est très important pour l’avenir de la presse.

NOUS VOUS REMERCIONS POUR CES ÉCLAIRCISSEMENTS

C’est moi…

Source :https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=1732914267016078&id=100008925631500

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