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Politique

première réponse du berger à la bergère dans l’affaire, Suspension du Maire et perquisition du domicile du Maire de Cotonou. Richard Soglo réagit.

première réponse du berger à la bergère dans l’affaire, Suspension du Maire et perquisition du domicile du Maire de Cotonou. Richard Soglo réagit.

Le juriste Richard Soglo, Secrétaire National Adjoint à la jeunesse du parti la RENAISSANCE DU BÉNIN et Chef Service Affaires Juridiques et du contentieux de la mairie de Cotonou était dans l’après-midi d’hier dans les locaux de la radio Soleil FM à l’effet d’apporter un éclairci sur la situation conflictuelle qui oppose les autorités de l’État central à l’édile de Cotonou.

Il s’agit en somme de faire d’une pierre deux coups en vue de répondre aux propos de Joseph Djogbénou, ministre de la Justice, tenus la veille par le biais d’une conférence de presse animée dans l’enceinte de l’hôtel Golden Tulip.

Richard Soglo balaie du revers de la main les allégations de Joseph Djogbénou sur la question de la l’égalité ou non de la procédure ayant abouti à la suspension du Maire Lehady Vinangnon Soglo.
Il renvoie son aîné aux stipulations des lois: 97-029 articles 54 et suivants qui évoquent les cas de fautes lourdes et la procédure de suspension, de révocation d’un maire, la loi 97-028 articles 16 et suivants qui parlent du CDCC et ses attributions ainsi qu’aux articles 76-77 du code de procédure pénale en vigueur en République du Bénin.

Audits à la mairie de Cotonou

Selon Mr Richard Soglo, les audits sont l’ordre normal des choses. L’État central est le garant des finances publiques et à ce titre, l’État a donc le devoir de contrôler l’usage qui est fait des fonds mis à disposition des communes et ces dernières en sont conscientes et habituées.

La mairie de Cotonou a toujours reçu des missions d’audits depuis l’avènement de la décentralisation. Du président Kérekou, passant par Boni Yayi jusqu’à Talon Patrice. Mais ce qui soulève interrogations et suspicions, c’est le nombre d’audits commandités par l’État central en un temps record depuis l’avènement de Patrice Talon au pouvoir et plus précisément après le rejet du fameux projet de constitution.
La méthode semble indiquer qu’on est entrain de chercher des poux sur le crâne rasé du chauve qu’est le maire Cotonou, fils de Rosine Vieyra Soglo?  »Suivez mon regard!

En effet, plusieurs cabinets nationaux puis Fiduciaire d’Afrique du Sieur Dagnon qu’on ne présente plus, vu ses accointances avec le chantre de la rupture. Ce qui vient corroborer toutes nos suspicions, c’est l’envoi du Cabinet Deloitte. Pourquoi le Cabinet Deloitte ? Alors que nous savons pertinemment que le fils du Président Patrice Talon y travaille comme employé et que l’actuel ministre des Finances Romuald Wadagni fut employé de ce même Cabinet
Étant donné que les autres cabinets d’audits n’ont rien trouvé comme malversation, il faut à présent passer par tous les moyens pour coller quelque chose au maire aux fins d’assouvir sa soif de vengeance.

Ceci semble donc être un problème politique qui a pour origine le rejet du projet de révision taillée sur mesure de la constitution dont tout le monde connaît le rôle combien important joué par la doyenne d’âge de l’Assemblée Nationale, l’honorable Rosine Vieyra Soglo qui est malheureusement la mère de Léhady Vinangnin Soglo, Maire de Cotonou.

Perquisition du domicile du maire Léhady Vinangnon Soglo

L’invité de Jules Agbodjanto a fustigé la horde d’envahisseurs barbares de plus 40 véhicules remplis de policiers dans le but d’enlever le maire de Cotonou. N’ayant pu mettre la main sur ce dernier avant l’alerte des populations et surtout l’insistance de la défense du maire qui exigeait le mendat d’arrêt, ils étaient obliger de prétexter une perquisition ridicule.

Ridicule dans la mesure où Djogbénou sait qu’aucun maire ne peut garder de documents comptables d’une mairie à domicile. La loi sur la décentralisation dit clairement que c’est l’État central qui nomme les receveurs et ces derniers ont à charge la comptabilité des mairies. Comment comprendre que le domicile dudit receveur n’ait été perquisitionné? Et qu’on aille se ridiculiser sous ce prétexte fallacieux?

Il martèle que ça ne fait l’ombre d’aucun doute que l’objectif visé était l’enlèvement du maire. Le chef du commando était habillé en tenue locale  »bomba ». – Comment peut-on faire confiance en un homme habillé en tenue non réglementaire alors qu’il s’agit d’une mission officielle ?
– Est-il nécessaire d’assiéger une maison avec plus de quatre cent policiers pour effectuer une simple perquisition alors que la loi a prévu un maximum de quatre hommes en uniforme en cas de refus de l’intéressé?
Comment a-t-on pu mobiliser autant de policiers dans un pays où l’administration policière se plaint constamment de manque de personnels?
C’est clair comme l’eau de roche que cette opération est tout sauf légale avec beaucoup de non-dits.

L’audition et la suspension du maire

Sur cette question, Richard Soglo démontre que les textes n’ont pas été respectés car la procédure d’audition confère au maire le droit de répondre par écrit. Mieux la décision de suspension se décide par la les membres du conseil départemental et consignée dans un procès verbal dûment signé par les membres. Malgré les protestations des membres dudit conseil d’orientation départementale, le préfet a fait un passage en force pour satisfaire la volonté de son chef Patrice Talon.

Au sujet de la fameuse prime d’escaliers, Richard Soglo précise qu’il s’agit d’une prime de risque touchée par tous les maires et que le Maire qui en touche le plus à l’échelle nationale est le Maire de Calavi. Georges Bada touche 36 millions par an comme prime d’escaliers. Ce qui est très loin de la somme touchée par le maire de Cotonou. Mais Talon ne voit pas la prime de Bada. C’est encore une preuve d’acharnement contre le maire de Cotonou.

Richard Soglo félicite le gouvernement Talon pour un exploit administratif.
L’arrêté a eu la marque de la cellule de contrôle des arrêtés basée à la présidence. Ça veut dire que ça a fait tout le circuit administratif en moins de deux heures de temps. Félicitations
C’est trop fort comme exploit.
Dans la même journée, il y a eu 1- Audition du maire,
2- Rédaction du rapport du Conseil d’Orientation Départementale
3- Dépôt dudit rapport sur le bureau du ministre de la décentralisation
4- Étude du rapport par le ministre Barnabé DASSIGLI
5- Projet d’arrêté adressé à la cellule de contrôle des arrêtés, 6- Étude de l’arrêté et enregistrement par ladite cellule
7- Retour de l’arrêté au ministère de la décentralisation, et enfin signature du ministre.
8- Remise de l’arrêté à la mairie de Cotonou.
Le tout en 90 minutes, les auteurs de cet exploit méritent d’être décorés.

Crise à la RB

Pour finir, Richard Soglo revient sur l’affaire de la fronde à la RB en ces mots: – J’ai foi en la justice de mon pays malgré le rôle joué par le cabinet du ministre de la justice et toutes les forces occultes coalisées. Il faut remarquer que la main invisible du fumier du diable avait été soupçonnée dès le début de la fronde. Dorénavant, nous prenons l’opinion nationale et internationale à témoin, la main de PATRICE TALON est visible dans toutes les formes d’acharnements qui secouent la RB et son président qui n’est autre que Léhady Vinangnon Soglo, Maire de Cotonou, fils de l’honorable ROSINE VIEYRA SOGLO.

Source : Relayé par Évariste Tchékpo

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