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Révision du code électoral/ La menace plane sur des têtes

Révision du code électoral/ La menace plane sur des têtes
Jeudi 14 juin prochain, les parlementaires béninois seront en conclave pour débattre autour l’avant-projet de proposition de loi portant code électoral en République du Bénin. En attendant l’étude et le vote du texte, l’opposition dénonce une intention claire de vouloir écarter certaines personnalités des prochaines joutes électorales.
Depuis l’annonce d’une probable révision du code électoral avec l’introduction d’un avant-projet de proposition de loi portant code électoral en République du Bénin, la panique gagne le rang de certaines forces de l’opposition. Ces dernières soupçonnent le pouvoir exécutif d’ourdir un complot, à travers de nouvelles dispositions contenues dans l’avant-projet de texte, pour écarter certaines personnalités de la course électorale. Prenant appui sur les dispositions liées à l’ininterruption de la résidence pendant un an, à la condamnation à des peines avec sursis ou encore à l’obtention du quitus fiscal, ils identifient déjà des leaders de l’opposition qui se trouveraient sur la liste des « écartés ». Entre autres, il s’agit de :
Komi Koutché. L’ancien argentier national sous le régime de Boni Yayi vit depuis presque deux ans aux Etats-Unis où il poursuit ses études. Elu député en 2015 dans la 9ème circonscription électorale, il a renoncé à son mandat parlementaire après avoir échoué dans sa tentative de prendre le perchoir. Malgré son absence du territoire national, il est cité parmi les potentiels adversaires que les affidés politiques de l’actuel pouvoir redoutent sur le terrain. Son interdiction à prendre part aux prochaines élections laissera le champ libre aux partisans de la Rupture dans le département des Collines.
Léhady Soglo. Le président de la Renaissance du Bénin, et anciennement maire de Cotonou, a quitté clandestinement le pays à la suite de sa révocation en conseil des ministres. Il lui est reproché une série d’actes de mauvaise gestion sur lesquels la justice a éprouvé le besoin de l’entendre. Mais redoutant un traquenard du pouvoir en place avec lequel il n’est pas en odeur de sainteté, le fils de l’ancien président de la République Nicéphore Soglo a opté pour l’exil. Hors du pays, il laisse une troupe sans chef face à aux assauts répétés des rebelles, décidés à prendre le contrôle total d’une des plus vieilles formations politiques de l’ère du Renouveau démocratique.
Atao Hinnouho. Actuellement embastillé à la prison civile de Cotonou, le député de la 15ème circonscription électorale est loin d’être au bout de ses peines. Empêtré dans des ennuis juridiques et judiciaires, cet ancien délégué médical sur qui pèsent de graves soupçons dans le commerce illicite de faux médicaments risque gros. Il a suffi de quelques heures au procureur de la République pour lui « coller » une kyrielle de procédures malgré une décision du juge de la détention et des libertés qui devrait lui permettre de recouvrer son droit d’aller et de venir. Son éventuelle condamnation dans une quelconque des procédures briserait définitivement son rêve de revanche électorale si jamais la disposition sur « les peines même avec sursis » devenait réalité dans les tout prochains jours.

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