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Politique

Situation critique de BBCOM : Les responsabilités situées

Situation critique de BBCOM : Les responsabilités situées

Alors que chacun tente de donner son avis sur la situation arbitraire créée par le Gouvernement en retirant la licence de Bbcom SA, il est nécessaire de revenir sur les rôles joués par des personnalités du gouvernement actuel, et pas des moindres, pour se rendre compte que loin d’être une épave, comme certains ont cru devoir le décréter, Bbcom intéresse toujours et au plus haut niveau. C’est pourquoi, il est important que le président Patrice Talon, le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki et l’ancien Ministre Adadja donnent les raisons pour lesquelles la vente de Bbcom SA à France Télécom SA a échoué. Pourquoi, alors que Maroc Télécom était adjudicataire provisoire de l’appel d’offres, la transaction a, une nouvelle fois, échoué ? A quel jeu a finalement joué Patrice Talon, membre des délégations du Bénin pour les deux négociations alors qu’il n’avait aucune fonction officielle au Bénin ? C’est seulement avec ces réponses que l’on pourrait situer sérieusement les responsabilités quant aux reproches faits à l’opérateur Bbcom SA… 
Au lieu de s’en prendre aux promoteurs de la téléphonie cellulaire, comme c’est le cas présentement au Bénin avec Bbcom SA et tout récemment avec Glo Com, le gouvernement devrait plutôt expliquer aux populations pourquoi ce secteur très florissant ailleurs, pourvoyeur de ressources et créateur d’emplois massifs, est sérieusement anémié au Bénin. L’appétit glouton de la classe politique et le rôle dévastateur de certains opérateurs économiques et autres cadres techniques cupides ont conduit à une navigation à vue préjudiciable au secteur, malgré l’existence depuis 1994 d’une politique sectorielle, véritable boussole en la matière. 
Les responsables de la déroute actuelle ont pour noms : Désiré Adadja, Pascal Irénée Koupaki et…Patrice Talon. La situation qu’on décrie actuellement à travers le feuilleton Bbcom SA est révélatrice de l’incohérence des politiques publiques et de l’inconséquence des pouvoirs qui se succèdent à la tête du pays. En effet, cette dernière décennie est surtout marquée par l’idée de la réorganisation forcée du marché par la puissance publique au détriment des privés. Cette politique consiste à réduire le nombre d’opérateurs mobiles présents sur le marché au lieu de laisser le jeu de la concurrence se mener. Et c’est là que Bell Bénin Communications SA a été obligée de s’associer avec l’opérateur historique national Bénin Télécom SA avec lequel elle avait déjà des relations contractuelles. Pour conduire l’opération, le Ministre des télécommunications d’alors, Désiré Adadja. A ses côtés, il y avait un chef de délégation Pascal Irénée Koupaki et un lobbyiste, Patrice Talon. Chacun d’eux connaît le rôle qu’il a joué dans le processus, et ils savent que Bbcom, loin d’être une épave, est une entreprise récupérable et dont l’avenir est plus que prometteur. Les dettes dont on fait état seraient en voie d’être soldées si le gouvernement et l’Arcep avaient laissé l’opérateur nigérian, qu’ils ont pourtant autorisé à acquérir 90% du capital de la société, prendre possession du réseau et l’exploiter. 
Pourquoi s’attaque-t-on alors à Saley qui, du reste, n’est plus actionnaire majoritaire de l’entreprise ?

Source :http://www.fraternitebj.info/politique/article/situation-critique-de-bbcom-les

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